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Remettre la marche au cœur de nos mobilités : 31 propositions pour un nouvel urbanisme

Geste d’apparence simple et universel, marcher en ville n’a pourtant rien d’évident et suppose un réel volontarisme politique. Dans cette perspective, Jean Leviste (diplômé de la Sorbonne et de l’Essec) et Floran Vadillo (docteur en science politique, chercheur associé à l'IRM) formulent 31 propositions concrètes afin de remettre la marche au cœur de nos mobilités.

 

Il s’agit en effet de renverser une évolution historique et intellectuelle qui a octroyé à la voiture une place démesurée dans les villes. A titre d’exemple, la distance entre le domicile et le travail est passée de 9 km au début des années 1980 à 15km aujourd’hui. De fait, la pratique de la marche a chuté au cours du XXe siècle : alors qu’elle représentait 34,1% des déplacements locaux en France métropolitaine en 1982, elle tombe à 22,3% en 2008, devenant un symbole d’anti-modernité.

 

Or, penser la ville moderne conduit précisément à adopter une approche transversale et globale des enjeux urbains dans laquelle une politique en faveur de la marche efficiente trouve sa place. D'ailleurs, cette dernière est nécessairement transversale, mêlant santé, attractivité économique, justice sociale, urbanisme, culture, etc.. Elle se bâtit en particulier sur quatre piliers :

  • Un souci de la santé publique grâce à la pratique d’une activité physique et une réduction des émissions carbonées. Pour ce faire, il convient de repenser notre manière de concevoir la ville, les espaces de circulation, le mobilier urbain, la sécurité des mobilités, etc. D'autant que les villes ne sont plus construites pour les piétons ;

  • Une logique d’inclusion sociale afin que tous aient équitablement accès à l'espace public, aux aménités urbaines en fonction de leur spécificité (âge, sexe, origine sociale) et de sécurisation des espaces pour les personnes les plus vulnérables (enfants, seniors) doublée d’une prévention accrue (pédagogie/prévention à l’école, mise en place d’un code des mobilités à la place du code de la route) ;

  • Une ambition de redynamisation économique et politique au travers d'une attractivité repensée et d'outils de démocratie locale renouvelés ;

  • Une stratégie d’agglomération qui, au-delà de la reconversion de centres historiques, doit assurer la continuité du tissu urbain et du cheminement piéton dans toutes les parties de la ville, doublée d’une intermodalité avec les réseaux de transports, essentiellement collectifs.  


Ainsi, la marche pourrait-elle aujourd’hui constituer un facteur majeur de modernisation des villes, afin qu'elles soient plus saines, plus écologiques, plus dynamiques, plus justes, plus mixtes, plus inclusives, plus démocratiques. C’est donc un nouvel urbanisme qu’il s’agit de fonder.

 

Cette note s’accompagne de 24 exemples pratiques provenant de villes du monde entier et de 31 préconisations 

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