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Police de proximité, PSQ : quel lien entre la population et les forces de l'ordre?

Livret n°10 relatif à la PSQ :

 

 

 

Entrevue avec Gilles Sanson : 

 

 

Depuis près de vingt ans, de nombreux travaux de recherche mettent en exergue la perception négative des forces de sécurité intérieure par les citoyens. Encore sous-estimée, cette méfiance induit des conséquences opérationnelles pour l’action de ces personnels dont l’efficacité repose tant sur leurs prérogatives juridiques en droit, que sur la présomption de légitimité de leur action par les citoyens, en faits.

 

Dans ce contexte, la Police de Sécurité du Quotidien (PSQ) est régulièrement présentée comme l’une des grandes réformes systémiques du quinquennat, avec pour double ambition la transformation profonde du rapport des Français à leurs forces de sécurité intérieure et l’amélioration substantielle des conditions de travail des policiers et gendarmes.

 

Pourtant, la PSQ se traduit uniquement en une série de mesures désordonnées allant de la rénovation de commissariats au durcissement de la répression des agressions contre les policiers et gendarmes, en passant par l’augmentation significative de leurs effectifs, sans porter la moindre ambition politique de resserrement du lien de confiance distendu. Le flou persistant laisse entrevoir l’absence de réflexion de fond sur le rapport de la Police et de la Gendarmerie nationales au citoyen, sur les missions qu’elles doivent remplir et sur la manière dont elles doivent le faire. Pour l’heure, la PSQ se résume à une méthode désincarnée, sous-tendue par une promesse de renforts en policiers et gendarmes, elle-même affaiblie par la baisse structurelle des dépenses d’équipement.

 

Alors que la PSQ est insuffisante dans son ambition et floue dans ses contours, la présente note de l’Hétairie propose trois séries d’évolutions plus que jamais nécessaires pour remettre le citoyen au cœur de l’action des forces de l’ordre et resserrer ainsi les liens police / population.

  *La première série d’évolutions a trait à la formation au métier de policier et de gendarme qui doit tendre vers davantage de polyvalence, dans une logique de service à rendre à la population.

  *La deuxième série d’évolutions vise à recentrer, déconcentrer et autonomiser l’action des policiers et gendarmes pour les rapprocher effectivement des territoires et des citoyens.

  *La troisième série d’évolutions consiste à améliorer les conditions de travail des policiers et gendarmes, tant sur le plan des moyens humains que sur celui des moyens matériels alloués.

 

Enfin, parce que le regard sur les politiques publiques passées doit nourrir celles actuellement conduites, L’Hétairie a réalisé un entretien avec Gilles Sanson, père de la police de proximité à l’époque de Lionel Jospin. Il explique les raisons d’un insuccès et les enseignements tirés se révèlent d’une très grande actualité.

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