Hongrie : la gauche résiste face à la poussée autoritaire. Entretien avec Zita Gurmai (Présidente du PSE Femmes, membre de la Diète hongroise et vice-présidente du groupe socialiste MSZP)

Vendredi 24 juillet, plus de 60 journalistes du principal site d’informations hongrois démissionnaient à la suite du limogeage de leur rédacteur en chef. Un limogeage qu’ils dénoncent comme une ingérence directe du Gouvernement de Viktor Orban. Cet épisode n’est, hélas, qu’une manifestation supplémentaire de la fuite en avant du régime vers un autoritarisme de moins en moins dissimulé.

La crise du Covid-19 a d’ailleurs fourni une occasion rêvée au Premier ministre, Viktor Orbán, de renforcer sa mainmise sur le pays, sous couvert de protéger la population du risque sanitaire, en votant une loi dite « d’urgence sanitaire » qui lui conférait les pleins pouvoirs.

 

Frappée de caducité le 20 juin dernier, elle a été en réalité prolongée par une loi « de transition » afin que le gouvernement magyar puisse s’affranchir des dispositions légales dans une forme de nouvel ordre juridique semi-extraordinaire.


L’opposition, bien que présente au sein de la Diète est juridiquement entravée et privée de médias nationaux. Cependant des signes d’espoir commencent à se manifester depuis les élections municipales d’octobre 2019 qui ont vu le Fidesz (Parti du Premier ministre) perdre un grand nombre de villes, à commencer par la capitale, Budapest.
 

Zita Gurmai, Députée socialiste à la Diète de Hongrie, Vice-présidente du Groupe socialiste et Présidente de PSE Femmes, a répondu à nos questions pour éclairer la situation de ce pays de l’Union européenne.

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