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Violences faites aux femmes : après l’éveil citoyen, quelle condamnation par la Justice ?

 

 

 

Depuis un an, la parole des femmes se libère contre les violences, le harcèlement, le sexisme. Dans le monde entier, des initiatives citoyennes se multiplient pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes mais aussi pour condamner leurs auteurs. De l’éducation à l’égalité dès le plus jeune âge, à la nécessité d’une formation généralisée des professionnels, en passant par des moyens renforcés pour celles et ceux qui œuvrent au quotidien auprès des victimes, les besoins sont grands pour répondre à cette exigence citoyenne. 

 

Face à la mobilisation des féministes, la loi du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes devait apporter des réponses à la grogne populaire. Si l’on peut se féliciter de l'allongement du délai de prescription pour les crimes sexuels sur les enfants qui passe à 30 ans, de la création d’un « outrage sexiste » pour les faits de harcèlement dans l’espace public et du retrait sous la pression du mouvement féministe de la notion « d'atteinte sexuelle avec pénétration », on ne peut cependant que regretter la portée limitée des dispositions restantes. Les rendez-vous manqués sont hélas plus nombreux que les réalisations.

 

De même, la question du traitement pénal demeure déterminante. Mais pour ce faire, et plus que jamais, la Justice a besoin d’un soutien politique fort. Bien entendu, la question des moyens budgétaires reste centrale. Une hausse des budgets s’avère nécessaire pour permettre à la justice et aux enquêteurs d’être à la hauteur de ces nouveaux enjeux, pour mieux former les magistrat.e.s et les forces de l’ordre, pour accompagner les associations qui contribuent tous les jours à l’accompagnement des victimes.

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