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Le chiffrement des données : l'indispensable garantie des libertés et de la sécurité

27 Oct 2017

 

 

 

La présente contribution prolonge le débat ouvert par la note n°2 (« Projet de loi Collomb : l’injustifiable agonie de nos droits »), publiée le 22 septembre dernier par L’Hétairie. Les auteurs y préconisaient notamment d’engager une réflexion sur les questions de déchiffrement. Pareille optique, comme tout choix stratégique, s’avère clivante.

Dans cette note, François Viète* défend donc une « opinion dissidente », démarche que L’Hétairie souhaite promouvoir dans son processus de production intellectuelle. En effet, toute décision politique procède d’un choix entre des options étayées qui matérialisent d’irréductibles clivages. Autant que faire se pourra, L’Hétairie encouragera donc ceux de ses contributeurs ou lecteurs qui souhaiteront faire valoir des arguments opposés à les publier, pour que vive le débat d’idées à/de gauche.

François Viète*, après avoir présenté les éléments fondamentaux du chiffrement et ses évolutions, notamment contemporaines (chiffrement symétrique, asymétrique et de bout en bout), détaille les différentes techniques de décryptage et en critique les voies et conséquences.

 

Car, selon lui, ces restrictions légales au chiffrement affecte(raie)nt au premier chef ceux qui veulent en faire une utilisation non criminelle. En outre, l’exploitation de failles de sécurité ainsi induites contribuerait au développement de la cybercriminalité et du cyberterrorisme. A cet égard, l’auteur soutient qu’un affaiblissement du chiffrement pose de réels dangers : piratage des transactions sur internet, des données des utilisateurs, des données stratégiques des entreprises et des administrations voire de celles de journalistes et militants opérant dans des pays dictatoriaux.​

Il estime qu’au cours de la brève période séparant le développement des communications électroniques de leur chiffrement massif, les agences de sécurité ont mangé leur pain blanc. Cette époque est à ses yeux révolue et nombre de signes démontreraient qu’au niveau opérationnel ce constat a été posé et que la phase suivante est amorcée. Les services de renseignement auraient en effet développé d’autres techniques (reposant notamment sur les métadonnées). Celles-ci ne sont néanmoins pas anodines et la question de l’évolution de notre société vers une société de surveillance reste posée selon lui.

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