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Après les élections présidentielles en Tunisie, un nouveau paysage politique ?

 

 

 

Les élections présidentielles et législatives tunisiennes d’octobre dernier se sont déroulées dans un contexte très particulier. En effet, le décès du Président Béji Caïd Essebsi, le 25 juillet, durant l’exercice de son mandat, a bouleversé le calendrier électoral initialement établi.

 

Dans cette note les deux autrices, l’une responsable politique franco-tunisienne, l’autre universitaire, spécialiste des relations internationales, reviennent sur cette séquence politique inédite dans la jeune et fragile démocratie tunisienne, le contexte dans lequel elle a pris place, et les enjeux futurs qu’elle sous-tend.

 

Les différentes échéances se sont en effet déroulées sur fond de réforme électorale non promulguée. Elles ont vu fleurir un grand nombre de candidats et de listes, signe de l’éclatement de la scène politique nationale opéré sous la mandature passée.

A l’issue du second tour, l’indépendant iconoclaste Kaïs Saïed s’est largement imposé avec plus de 72% des suffrages grâce à la mobilisation massive de la jeunesse tunisienne en sa faveur. Il ne dispose d’aucun réel programme autre qu’un remaniement de la gouvernance de la Tunisie en faveur d’un modèle de démocratie plus directe.

 

En parallèle, les élections législatives ont été reléguées à l’arrière-plan médiatique. Elles ont toutefois révélé une défiance au moins passagère à l’égard des formations politiques traditionnelles, en très fort recul. A l’issue de ce scrutin, prédomine un grand éparpillement des votes et des sièges qui pourrait se traduire par un affaiblissement du Parlement au profit du Président de la République.

 

C’est donc dans une conjonction totalement inédite que s’ouvre cette mandature qu’il conviendra de suivre avec attention.

 

 

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